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Faisant partie du processus d’approbation réglementaire, les nouveaux médicaments doivent être testés pour évaluer leur potentiel cancérigène. Depuis des décennies, l’essai biologique de deux ans pour rongeurs, chez les rats et les souris, fait partie intégrante de l’évaluation de l’innocuité des agents pharmaceutiques pour déterminer leur potentiel cancérogène. Malheureusement, l’essai biologique conventionnel de deux ans chez les rongeurs est long, coûteux et produit souvent des résultats ambigus pour l’évaluation des risques chez l’humain. Ces limitations ont fait naître des modèles d’animaux transgéniques qui contiennent des caractéristiques génétiques spécialement conçues pour accroître la détection de carcinogènes. Les trois souches de souris transgéniques les plus utilisées sont les knock-out p53, les souris Tg.AC et Tg.rasH2. Les lignes directrices de l’ICH (S1B) et de l’EMEA (CPMP/SWP/2592/02) stipulent que le potentiel cancérogène des substances pharmaceutiques peut être évalué à partir de données recueillies pour une étude conventionnelle de longue durée chez les rats en plus de données provenant d’une étude en cancérogénicité de courte durée chez des animaux transgéniques. La FDA des É-U. (CAC) recommande l’utilisation des souris rasH2 pour tester les agents médicamenteux non cutanés, génotoxiques ou non génotoxiques; les souris p53 pour ceux non cutanés et génotoxiques; et les souris Tg.AC pour les agents médicamenteux cutanés. Des études de validation menées par ITR Canada et de nombreux laboratoires à travers le monde indiquent que ces lignées transgéniques fournissent une solution de rechange plus rapide et rentable que l’essai biologique conventionnel de deux ans chez les souris, en plus de s’avérer plus susceptible aux cancérigènes comparativement aux souris de type sauvage. ITR Canada a validé l’utilisation du modèle de souris Tg.rasH2 qui est une solution plus rapide (capable de détecter des cancérigènes en moins de six mois) et rentable que celle de l’essai biologique traditionnel de deux ans chez les souris. Retour à Toxicologie chez les mammifères |


